{"product_id":"58373-sfez-critique-de-la-communication","title":"SFEZ (Lucien) – CRITIQUE DE LA COMMUNICATION","description":"\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eSFEZ (Lucien), Paris, 1988, in-8, rel. éd. pl. toile rouge sous jaquette, ENVOI DE L’AUTEUR AU PROFESSEUR LAVIGNE, très bon état, [bibl. personnelle de Pierre Lavigne], 399 p.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e« Quinze ans après sa Critique de la décision, Lucien Sfez publie une Critique de la communication, non moins intéressante par la sommation de points de vue qu’elle assure et la théorisation d’ensemble qu’elle propose. Trois parties composent l’ouvrage : la fin de la communication, les fondements du tautisme, l’avenir d’une illusion. La première met en place les éléments du problème en dégageant deux approches de la communication qui correspondent à deux métaphores – la boule de billard, indexée sur la mécanique cartésienne et la notion de représentation d’une part ; le Creatura issu de la théorie spinoziste de l’expression et traversant la métaphore organistique d’autre part. C’est à la jonction de ces deux conceptions que se manifeste ce que l’auteur appelle le tautisme, « confusion de deux genres ». On croit être dans l’expression immédiate, spontanée, là où règne en maîtresse la représentation. Trois théories explicatives illustrent ce produit de la technologie – condensant autisme, tautologie, totalité voire totalitaire – Habermas : communication et société, EUul : technologie et société, P. Legendre : l’amour de l’absolu. La deuxième partie éclaire à son tour les fondements du tautisme avec Chomsky et Turing pour la machine, Varela, Searle et Allan – sans oublier Y. Barel et P. Livet – du côté de l’auto-organisation ; avant de céder la place aux technologies de l’âme et à la science Frankenstein (ou science cognitive, p. 277 sq.). Idéologie, le tautisme cache « la fin de la communication, dont il prétend être le héraut » et « la fin de la distinction privépublic qui constituait la base de la société civile et de l’Etat depuis la Rome chrétienne. C’est lui qui a porté à mort cette distinction en confondant représentation et expression » (p. 231). L’auteur conclut en évoquant la complémentarité de Moïse et Aaron, hors de quoi la communication comme le pouvoir resterait écartelée entre le divin et le terrestre : peut-être engagée la lutte contre le tautisme, en retrouvant le sens du commentaire et de l’interprétation. Tandis qu’en assumant les séparations et la réserve du symbolique, on résistera au déferlement des signes qui pourrait infléchir notre condition dans un sens diabolique (cf. ad fin. p. 354-355). Un beau livre, qui ne manquera pas de marquer une étape pour ce thème crucial dans notre société complexe. » (A. Jacob, L’homme et la société, n° 88-89\/1988, p. 191).\u003c\/p\u003e","brand":"Mémoire du Droit","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54072120934747,"sku":"58373","price":30.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0941\/0163\/5419\/files\/58373-1.jpg?v=1789538243","url":"https:\/\/www.memoiredudroit.fr\/products\/58373-sfez-critique-de-la-communication","provider":"La Mémoire du Droit","version":"1.0","type":"link"}