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Détail
TRAITÉ DE L’ABUS, ET DU VRAY SUJET DES ...

FÈVRET (Charles), TRAITÉ DE L’ABUS, ET DU VRAY SUJET DES APPELLATIONS QUALIFIÉES DE CE NOM D’ABUS, Seconde éd. augmentée par l’Autheur de la moytié, enrichie d’une Table des Matières très ample, & divisée en deux Volumes , Lyon, Jean Girin 1667, 2 vol. in-folio, basane brune mouchetée, tit. & tom. dorés sur dos à 6 nerfs ornés de filet soulignant, fleurons, frises et motifs floraux dorés, chants de plat ornés de roulette, impression en 2 colonnes avec annotations en marge, p. de tit. en rouge et noir, portrait gravé de l’auteur pl. p. hors texte du t. I, superbes vignettes et lettrines, (épidermures sur les plats, qq. trous de ver sur les caissons inf. ; pour le t. I : coiffe sup. lég. fatiguée, mors fendu sur le haut du 2ème plat, lég. mq. de cuir sur le premier nerf, coin sup. du 2ème plat manquant, mouillures en marge sup. de l’ouvrage accompagnée d’un trou de ver isolé, mouillure et lég. acidification du papier en fin d’ouvrage, rares piqûres et soulignures ; pour le t. II : lég. mq. de cuir sur le dos, mouillures en marge sup. de l’ouvrage, taches foncées mais ne cachant pas le texte des p. 366 à 382), int. frais, [14 ff.]-627 / [2 ff.]-563 p.

Editeur : Jean Girin (Lyon)

Année : 1667

Dupin (n° 1799) indique une première édition de 1654, c’est également l’indication fournie sur le catalogue de la BNF (E-310, même description) ainsi qu’à Berkeley (BQV387.F48 folio). Ce texte fut capital pour la réflexion sur le gallicanisme et sur la compétence de la justice temporelle pour connaître des abus (v. notamment liv. Ier, chap. 3 "Quelle est l’église gallicane et en quoi consistent principalement ses immunités, privilèges et franchises, et pourquoi ce sont libertés et non pas privilèges"). Comme le souligne Camus cet ouvrage a une portée plus grande que son titre. Mais au-delà de la matière qui est finalement assez bien connue, nous aimerions souligner deux aspects qui nous paraissent avoir été jusqu’à présent peu mis en évidence. Il s’agit d’abord d’attirer l’attention sur le frontispice représentant Louis XIV enfant en majesté. Compte tenu de la date d’édition, nous nous trouvons alors à l’extrême fin de la Fronde (avec l’arrestation du cardinal de Retz en 1652) mais Louis XIV ne sera sacré roi qu’en 1654 d’où le fait que sur cette représentation s’il tient le sceptre et la main de justice ainsi que le manteau royal, son front n’est ceint que d’une couronne de laurier. Ceci est à notre connaissance une représentation assez rare et au symbolisme tout à la fois démonstratif et ambigu sur la véritable nature de ce "presque roi". Il faut ajouter, et c’est le 2ème point que nous voulions souligner, l’épître de 16 P. que Fevret adresse "au Roy" et qui constitue un commentaire de la symbolique du frontispice expliquant que les insignes royaux "ne sont pas des vains simulacres d’honneur, ni des apparences d’une pompe extérieure… ce sont des chiffres sacrés…des hiéroglyphes divers" la suite du texte sous couvert de marquer la soumission de la juridiction ecclésiastique et du droit canonique au pouvoir temporel multipliant les allusions sur le "pouvoir de justice du monarque qui apaise les conflits" ce qui renvoie naturellement à la Fronde. Cette iconographie mériterait une analyse qui prolongerait la belle étude de J.-M. Carbasse parue dans la dernière livraison de la Revue d’histoire des facultés de droit sur une image de la souveraineté à l’époque médiévale.

Prix : 450 €
Réf. :44853
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